Photos du « Tour du Marguareis » – Juin 2017

« Il Giro del Marguareis » est un trek de 5 jours autour du plus haut sommet des Alpes Ligures. La « Punta Marguareis » (2651m) est le sommet culminant de ce massif qui débute à l’est du Col de Tende par lequel passe le principal axe routier reliant la Côte d’Azur au Piémont, et se prolonge jusqu’à la Méditerranée. Surnommé « Piccoli Dolomiti » (les petites Dolomites) et site naturel protégé, c’est un extraordinaire paysage karstique : il recèle un des plus grands systèmes de cavités souterraines d’Italie. La roche y est très fragmentée et crevassée, offrant des paysages exceptionnels. Des sommets, la vue porte très loin des Alpes du Nord jusqu’à la Méditerranée!

La randonnée est évidemment le meilleur moyen pour partir à la découverte de ces paysages atypiques et sauvages. Retour en photos sur l’édition 2017!

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Photos du Tour du Malinvern – Août 2016

Retour en images sur ce week-end au Vallone di Rio Freddo organisé pour le club de randonnées Altiplus. L’objectif étant de passer des moments conviviaux tous ensemble, deux groupes étaient proposés : « loisir » et « sportif ». Des itinéraires différents mais tout aussi beaux et intéressants pour tous se retrouver au confortable refuge italien du Malinvern, seul habitation au fond du méconnu Vallone di Rio Freddo.
Le premier jour, sous un ciel menaçant, Noemi m’a assisté pour guider le groupe « loisir » pendant que Johan et Benoît prenaient en charge le groupe « sportif ». Le lendemain, sous un magnifique ciel bleu, les guides (et certains participants) ont échangés leur groupe.

Les randonneurs de ce week-end transalpin ont pu découvrir chaque jour une multitude lacs pour et de vallons méconnus. Les « loisirs » ont admiré les Laghi della Valletta, les Laghi d’Aver et les Laghi d’Orgials, pendant que les « sportifs » faisaient le tour (et l’ascension du sommet) du Malinvern, via une multitude de lacs : Terre Rouge, Valscura, Malinvern, Martel, Nero, Aver, …

Merci à tous les participants pour leur bon humeur et aux guides de m’avoir aider à faire de ce week-end une réussite!

Groupe « Loisir », jour 1

Groupe « Sportif », jour 1

Au refuge

Groupe « Loisir », jour 2

Groupe « Sportif », jour 2

Photos du trek autour du Viso – Juillet 2016

Cette édition 2016 du Tour du Viso, marquée par des conditions météos improbables, restera gravée à jamais dans nos mémoires!

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Ce séjour débute toujours la veille au soir par un dîner dégustation de spécialités piémontaises.  Après un verre de genépi local nous rejoignons nos chambres d’hôtel (vive le surclassement!). Tout est donc réuni pour attaquer sereinement la petite aventure du « Giro del Viso ».

C’est donc sous un ciel bleu azur que nous prenons le chemin au pied du Monviso. Des Lys Martagon embellissent les pelouses alpines. De lacs en lacs, nous nous rapprochons de l’immense face nord au pied de laquelle nous déjeunons. L’air est frais pour un mois de juillet, mais le soleil est toujours bien présent, à peine voilé de temps en temps. Rien d’inquiétant, d’autant que les prévisions météo n’annonçaient que de rares averses en fin de journée. Et pourtant…

Alors que le paysage devient de plus en plus minéral, des nuages gris à haute altitude prennent le dessus, donnant une ambiance particulièrement frisquette à notre randonnée. Arrivés au refuge Quintino Sella, les plus courageux repartent à l’assaut du Viso Mozzo, un joli sommet de plus de 3000m à porté de main de la face Est du Viso (le vrai!). Au sommet, malgré des nuages noirs mais encore hauts, nous profitons rapidement de la vue (qui porte quand même jusqu’au Mercantour!) et attaquons la descente alors que quelques grêlons commencent à tomber doucement… Une chute de grêle qui s’intensifie alors que l’on arrive au refuge. Progressivement, ces petites billes blanches recouvrent le paysage : un sol blanc en juillet, ça devient un peu moins courant! Mais cela ne s’arrête pas là, les précipitations forcissent, les grêlons laissent la place aux flocons et c’est une véritable tempête de neige qui s’abat toute la soirée sous les yeux incrédules de tous les randonneurs en admirationdevant ce manteau blanc complètement imprévu. La couche de neige épaissie rapidement. Quand nous rejoignons nos couchages, déjà plus de 20 centimètres sont tombés et ça continue… Incroyable!

La suite de l’aventure ci-dessous après les photos de cette première journée

Le lendemain, nous nous éveillons de nouveau sous un ciel bleu azur, à se demander si nous n’avons pas rêvé la tempête de la veille! Mais l’épais manteau blanc qui recouvre tout le paysage ne laisse aucun doute. Avec 30 centimètres en moyenne, largement plus dans les congères, la journée promet d’être « sportive ». Magnifique, exceptionnel, … mais la randonnée va devenir un peu plus physique!

Pour une fois, personne n’est pressé de quitter le refuge. Un jeune bouquetin nous montrant le chemin, nous nous lançons à l’attaque de ces conditions carrément hivernale… par endroit nous avons de la neige jusqu’à mi cuisse! Heureusement, les paysages incroyables de cette montagne enneigée sous le soleil du mois de juillet nous font oublier l’effort supplémentaire à fournir.

Ce n’est qu’après le pique-nique que l’on retrouve enfin un chemin déneigé ! Des parterres d’Edelweiss égayent la remonter vers le Refuge Vallanta où la neige est encore bien présente.

Suite et fin de l’aventure après ces magnifiques paysages enneigés.

Il fait encore bien frais lorsque nous reprenons le chemin et nous attendons avec impatience les premiers rayons de soleil. Les nombreux Bouquetins qui jouent juste au-dessus de nous semblent eux aussi heureux de voir la neige fondre et la végétation réapparaître.

Alors que nous basculons côté français, l’été semble enfin décidé à reprendre ses droits. Les températures remontent, les marmottes ressortent, nous tombons les doudounes… et profitons du soleil dans les chaises longues du Refuge du Viso.

Mais la journée n’est pas terminée, il nous faut encore monter pour passer le Col de la Traversette, à presque 3000m d’altitude, et repasser sur le versant italien. Nous sommes récompensé de notre effort par tout un groupe de bouquetins mâles entrain de faire la sieste à quelques mètres du sentier! Un moment fort…

Du col, la vue sur le Viso encore enneigé au-dessus des alpages verdoyant est superbe. Après une visite du Pertuis du Viso, le plus ancien tunnel des Alpes, encore quasi bloqué par la neige côté français, il ne nous reste « plus qu’à » redescendre vers la voiture… en jouant (skiant?) encore un peu dans les derniers névés.

Et voilà cet incroyable tour du Viso bouclé en condition quasi hivernales! Merci aux courageuses participantes.

Photos du « Tour du Marguareis » – Juin 2016

« Il Giro del Marguareis » est un trek de 5 jours autour du plus haut sommet des Alpes Ligures. La « Punta Marguareis » (2651m) est le sommet culminant de ce massif qui débute à l’est du Col de Tende par lequel passe le principal axe routier reliant la Côte d’Azur au Piémont, et se prolonge jusqu’à la Méditerranée. Surnommé « Piccoli Dolomiti » (les petites Dolomites) et site naturel protégé, c’est un extraordinaire paysage karstique : il recèle un des plus grands systèmes de cavités souterraines d’Italie. La roche y est très fragmentée et crevassée, offrant des paysages exceptionnels. Des sommets, la vue porte très loin des Alpes du Nord jusqu’à la Méditerranée!

La randonnée est évidemment le meilleur moyen pour partir à la découverte de ces paysages atypiques et sauvages. Retour en photos sur cette semaine en compagnie d’un sympathique groupe de randonneurs suisses (et deux français!).

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Jour 1
Après environ 2h de route depuis Nice, nous prenons le temps d’un « léger » repas italien avant de rejoindre notre premier refuge par un agréable sentier d’altitude. Un court détour nous permet de faire quelques pas dans le monde souterrain en pénétrant dans une grotte. C’est aux pieds de fascinantes murailles de calcaires jouant à cache cache avec les nuages, rappelant vraiment les Dolomites, que nous passerons notre première nuit en montagne.

Jour 2
C’est la plus grosse journée du trek : nous devons passer la crête séparant les versants Ligures et Piémontais du massif. Après une montée dans une ambiance verticale, le paysage s’ouvre et nous prenons pied sur un immense plateau calcaire. Le blanc des dalles rocheuses est éblouissant et se partage le paysage avec le rose des rhododendrons en pleine floraison. Les pelouses sont couvertes de fleurs et nous avons bien du mal à ne pas piétiner les odorantes Nigritelles Noires (ou Orchis Vanille) et Roses! C’est dans ce paysage sauvage, alternant lapiaz et pelouses fleuries aux pieds de sommets aux falaises abruptes que nous descendons vers le refuge.

Jour 3
Après la grosse journée de la veille, cette troisième étape aurait pu être courte et tranquille mais nous en voulions plus! Malgré les nuages qui deviennent vite menaçant, nous rejoignons donc un joli lac d’altitude d’où nous faisons une ascension éclair vers le sommet du Pian Ballaur (2604m), le troisième plus haut du massif, rien que ça! Des trouées dans les nuages nous laissent même deviner de temps en temps le sommet de la Punta Marguareis. Nous ne nous éternisons pas et rejoignons rapidement notre refuge autour duquel joue une famille de chamois. Le gardien observe (et filme!) régulièrement le loup mais nous n’avons pas eu cette chance.

Jour 4
Le soleil est de retour et nous cheminons au pied de la face Nord de la Punta Marguareis et ses falaises colorées par la lumière matinale. Mais les nuages, montant de la plaine du Pô ont vite fait de nous prendre dans un épais brouillard dont nous sortons en reprenant de l’altitude. Nous nous retrouvons au cœur d’un paysage composé d’étranges formations rocheuses et d’immenses lapiaz. Alors que nous sommes sur le point de sortir de cette gigantesque cuvette rocheuses, les éléments se déchaînent contre nous : pluie, vent, … rien ne nous est épargné! 15 minutes plus tard, les nuages s’évaporent comme par magie, le soleil réapparait, nous offrant un panorama sur les sommets du Mercantour, une vue dégagée sur la Punta Margurais et, à nos pieds, un paysage de calcaire blanc incroyablement crevassé. De petits îlots de fleurs ponctuent de touches de couleurs cette ossature calcaire. Enfin, une ancienne piste militaire serpentant entre ces blocs, nous mène à notre dernier refuge.

Jour 5
« Last but not least ». Dès les premières lueurs du jour, avant même le lever du soleil, nous partons vaillamment à l’assaut de la Punta Marguareis (2651m), point culminant du massif. Les couleurs incroyables de l’aube nous offre des souvenirs exceptionnels et c’est presque sans effort que nous touchons la croix du sommet d’où nous redécouvrons l’ensemble des paysages parcourus pendant ces cinq belles journées de randonnée. La vue sur l’ensemble de l’arc alpin est à coupée le souffle avec le Mont Viso aux premières loges. De retour au refuge, nous prenons le temps d’un bon petit déjeuner avant de continuer à descendre pour boucler ce superbe tour et fêter ça autour d’un dernier festin italien!

Photos du week-end Altiplus à la Sainte Victoire

Pour ce week-end à la Sainte Victoire organisé pour le Club Rando Altiplus il était initialement prévu d’aller passer la nuit au Prieuré, au (presque) sommet. Mais une succession d’incompréhensions et/ou erreurs d’informations nous ont fait croire que ce refuge était en travaux et donc fermé. Une autre option a donc été proposée et personne n’a eu à regretter l’idée originale! Au contraire même…

Mais revenons à notre sainte (extrait du descriptif de ce week-end)

Symbole de la Provence, signal du Pays d’Aix, muse de Cézanne, la montagne Sainte-Victoire culmine à 1011 m au-dessus d’éblouissantes falaises de calcaire blanc. Site de promenade, elle s’explore par tous ses sentiers ponctués de restanques. Le patrimoine religieux offre plusieurs étapes aux randonnées: le prieuré Sainte-Victoire, construit au XVIIe siècle, l’Ermitage Saint-Ser, un merveilleux paysage de Provence autour d’une petite chapelle construite dans le prolongement d’une grotte, la Croix de Provence, perchée sur la pointe occidentale du massif. Du sommet, un panorama extraordinaire embrasse les horizons de Provence et les plaines vallonnées du Pays d’Aix. Par temps clair, on voit la mer, le Mont Ventoux et les Alpes!

Grâce à une météo favorable, nous avons pu profiter de l’ensemble de ces richesses naturelle et patrimoniale.

Samedi, une traversée panoramique, vallonnée, parfois un peu technique, au pied des parois de calcaire blanc du versant sud, nous a fait découvrir de nombreuses traces d’activités humaines passées : un oppidum du IIème siècle avant J-C, un habitat fortifié du XIè, des oratoires, une carrière de marbre, une chapelle millénaire enchâssée dans un écrin de falaises, …

Le repos et le bon repas « comme à la maison » du gîte de Puyloubier, nous fais très vite oublier que l’on aurait alors du être au Prieuré pour voir la nuit recouvrir la Provence, mais que l’on aurait du transporter notre repas, dormir dans un confort très sommaire, etc… Aucun regret!

Le lendemain était LE jour de l’ascension! Via le refuge Cézanne, nous avons pris pied sur l’extraordinaire crête des « Costes Chaudes » s’étirant du Lac du Bimont jusqu’au Prieuré et à la Croix de Provence, les plus téméraires du groupe empruntant même le « Pas du Berger », un sentier réputé difficile car présentant un petit pas d’escalade. De nouveau réuni, tout le groupe a continué l’ascension jusqu’au Prieuré puis (presque au complet) nous avons atteint cette fameuse Croix de Provence! Alors que nous redescendons la longue crête dominant l’ensemble du Pays d’Aix, le mistral forcit et, miracle de la nature, dégage en quelques minutes les nuages noirs qui étaient apparus à la mi-journée. C’est donc dans une lumière exceptionnelle et au chant des premières cigales que nous terminons notre boucle autour de la Sainte, ses falaises de calcaire blanc éblouissantes se détachant sur un ciel azur…

Merci à Anne-Marie pour ses photos.